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Le cancer de l'estomac - Stop au cancer
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Publié par Herve TISSIER

Le cancer de l'estomac

Le rôle de l'estomac :

 

L’estomac a pour fonction de digérer les aliments mastiqués dans la bouche et apportés par l’œsophage. La digestion dans l’estomac dure entre 3 et 7 heures grâce à la présence d’enzymes digestives (des protéases comme la pepsine) et de l’acide chlorhydrique contenus dans les sucs gastriques. La diminution du pH facilite l’action des enzymes (pH entre 1,5 la nuit et jusqu’à 5 avant la digestion).

La nourriture est malaxée grâce aux mouvements musculaires assurés par les parois de l’estomac. Les aliments forment progressivement une pâte appelée chyme qui se déverse dans le duodénum, le prochain organe du tube digestif.



Structure de l'estomac

L’estomac prend une forme de J, situé entre l’œsophage et le duodénum. Il forme une poche de 25 centimètres de long, d’une contenance de 0,5 litres à vide, mais qui peut contenir jusqu’à 4 litres. L’estomac peut être divisé en trois régions, le fundus, le corps et l’antre.

Il possède une sorte de sphincter fonctionnel (le repli du cardia) à son côté supérieur qui empêche les reflux acides vers l’œsophage et un sphincter du pylore du côté inférieur.

La paroi est constituée de trois couches de puissants muscles : circulaires, obliques et longitudinaux. L’intérieur de l’estomac est tapissé d’un épais mucus de 1,5 millimètre
d’épaisseur qui le protège contre une autodigestion. La muqueuse interne est plissée et contient des glandes sécrétrices, les puits gastriques. Ce sont eux qui sécrètent du pepsinogène qui sera converti en pepsine par l’action de l’acide chlorhydrique également sécrété.

 

Le cancer de l'estomac

 

Un cancer de l’estomac est une maladie des cellules de l’estomac, organe creux du système digestif qui fait suite à l’oesophage et précède le duodénum (première partie de l’intestin).

Il s’agit le plus souvent d’un adénocarcinome, c’est-à-dire d’un cancer du tissu qui tapisse l’intérieur de l’estomac (sa muqueuse). Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique pour former une masse, appelée tumeur maligne. Des cellules cancéreuses peuvent s’en détacher et migrer vers des ganglions* ou vers d’autres organes où elles forment de nouvelles tumeurs, appelées métastases.


Plusieurs facteurs peuvent favoriser la survenue de ce cancer : une gastrite chronique causée par une bactérie appelée Helicobacter pylori, le tabagisme, une alimentation riche en produits salés et fumés et pauvre en légumes et fruits frais, des antécédents de cancer de l’estomac dans la famille, ou encore une prédisposition génétique qui nécessite une prise en charge spécifique. Si vous avez moins de 40 ans au moment du diagnostic ou en cas d’antécédents familiaux de cancers digestifs ou gynécologiques, vous pouvez être orienté vers une consultation d’oncogénétique*.
 

On estime à près de 6 500 le nombre de nouveaux cas de cancer de l’estomac en France en 2011. Près des 2/3 concernent des hommes, le plus souvent âgés de plus de 65 ans.

 

 

Le diagnostic et le choix de vos traitements

 

Comment est fait le diagnostic ?

Le bilan comprend un examen clinique* et une fibroscopie* de l’estomac et de l’oesophage au cours de laquelle sont effectuées des biopsies*.

Le diagnostic du cancer est confirmé par les résultats de l’examen anatomopathologique* des cellules ou des tissus prélevés dans l’estomac.

Un scanner thoraco-abdomino-pelvien* permet d’évaluer l’extension de la maladie. Un bilan nutritionnel est également réalisé. Selon les besoins, d’autres examens peuvent être prescrits.

Ces examens permettent de vous proposer un traitement adapté à votre situation, selon l’extension de la maladie (son stade), la localisation de la tumeur dans l’estomac, votre état de santé général et les éventuelles contre-indications aux traitements.

 

 

Comment est fait le choix de vos traitements ?

Le choix ne repose pas sur l’avis d’un seul médecin. Des médecins de spécialités différentes se réunissent lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire* (RCP) en lien avec le médecin traitant*. Compte tenu de votre situation et en s’appuyant sur des référentiels de bonne pratique*, ils élaborent une proposition de traitement. Celle-ci vous est ensuite expliquée, au cours d’une consultation du dispositif d’annonce*, par le médecin qui vous prend en charge pour le cancer. Elle tient compte de votre avis et doit faire l’objet de votre accord.

Un programme personnalisé de soins* (PPS) vous est alors remis. Il est également transmis à votre médecin traitant.

Il peut également vous être proposé de participer à un essai clinique*.

 

Quels sont les professionnels de santé qui vous prennent en charge ?

Vous êtes pris en charge dans un établissement autorisé à traiter les cancers digestifs (liste des établissements autorisés de votre région disponible sur www.e-cancer.fr). Une équipe spécialisée rassemble toutes les compétences nécessaires. Elle travaille en lien régulier avec votre médecin traitant.

 

Selon votre situation, différents professionnels peuvent être impliqués : hépato-gastroentérologue*, chirurgien, oncologue*, pathologiste*, nutritionniste, radiologue, anesthésiste, infirmier, psychologue, assistant social, pharmacien, etc.

 

 

Les traitements du cancer de l'estomac

 


À quoi servent les traitements proposés ?

Selon les cas, les traitements proposés ont pour buts : 

  • de guérir du cancer en cherchant à détruire la tumeur et les autres cellules cancéreuses éventuellement présentes dans le corps
  • de contenir l’évolution de la maladie si elle ne peut pas être éliminée.

 

Dans tous les cas, les traitements ont aussi pour but de traiter les symptômes afin de
vous assurer la meilleure qualité de vie possible.

 

 

Quels sont les traitements disponibles ?

La chirurgie est le traitement habituel d’un cancer de l’estomac. Selon la localisation de la tumeur, l’intervention consiste à retirer tout ou partie de l’estomac (gastrectomie totale ou partielle). Une chirurgie de reconstruction est pratiquée dans le même temps pour rétablir la continuité du tube digestif.

L’intervention est parfois précédée et suivie d’une chimiothérapie associée dans certains cas à une radiothérapie. La chimiothérapie utilise des médicaments anticancéreux qui agissent dans l’ensemble du corps sur toutes les cellules cancéreuses, y compris celles qui ne sont pas repérables par les examens. Elle peut nécessiter la pose d’une chambre implantable*. La radiothérapie utilise des rayons pour détruire localement les cellules cancéreuses.

 

Si la tumeur n’est pas opérable, une chimiothérapie peut contribuer à ralentir le développement de la maladie, à soulager les symptômes (diminuer les douleurs notamment) et à améliorer la qualité de vie.

Les effets indésirables* diffèrent en fonction des traitements. Ils vous sont expliqués par le médecin qui vous suit et qui s’assure de leur prise en charge. Il est important de les signaler à l’équipe soignante.

 

 

Les soins de support

D’autres soins et soutiens complémentaires peuvent être mis en oeuvre pour faire face aux conséquences de la maladie et de ses traitements : difficulté à se nourrir, douleur, besoin de soutien psychologique, problèmes sociaux, etc.

Ces soins, sont assurés par différents professionnels : nutritionniste, spécialiste de la douleur, psychologue, assistant social, etc. Ils exercent, selon les cas, au sein d’un établissement de santé (hôpital, clinique), à domicile, en consultation de ville, dans le cadre d’un réseau de santé, d’une structure de soins palliatifs*, d’une association de patients…



Le suivi du cancer de l'estomac après les traitements

 

 

Pourquoi un suivi ?

Un suivi vous est proposé pour :

  • vous accompagner afin de vous aider à retrouver si besoin un équilibre psychologique, relationnel et professionnel
  • détecter et traiter d’éventuels effets indésirables tardifs des traitements
  • détecter le plus tôt possible les signes d’une éventuelle récidive ou d’un second cancer.

 

En quoi consiste le suivi de la maladie ?

Le suivi dure au moins 5 ans. Durant les 5 premières années il est le plus souvent assuré par l’équipe spécialisée ayant réalisé les traitements, en lien avec le médecin traitant.

Il repose sur des consultations médicales et la réalisation d’examens complémentaires : échographie de l’abdomen ou scanner thoraco-abdomino-pelvien, et fibroscopie en cas de gastrectomie partielle.

À titre indicatif, le rythme de réalisation de ces examens peut être le suivant :

  • durant les 3 premières années, examen clinique tous les 3 à 6 mois et échographie ou scanner tous les 6 mois
  • durant les 4e et 5e années, examen clinique tous les 6 mois et échographie ou
  • scanner tous les ans.

 

Le médecin adapte ce rythme à votre situation. Il vous indique également les signes qui doivent vous amener à consulter en dehors des rendez-vous programmés, en particulier : reprise de l’amaigrissement, douleurs abdominales, difficulté à avaler, douleurs osseuses, augmentation du volume de l’abdomen, fièvre prolongée, douleur d’un mollet…

Le suivi général

Le suivi de la maladie s’inscrit dans un suivi médical global incluant en particulier :

  • la surveillance de l’état nutritionnel avec pesée régulière

  • l’administration de vitamine B12 tous les 6 mois en cas de gastrectomie totale

  • si besoin, une aide à l’arrêt du tabac et de l’alcool en vue de limiter les risques de complications tardives (second cancer, troubles cardio-vasculaires).

Par ailleurs, les recommandations habituelles de dépistage s’appliquent, comme dans la population générale, aux personnes âgées de 50 à 74 ans :

  • mammographie tous les 2 ans pour les femmes (dépistage du cancer du sein)
  • test de recherche de sang dans les selles tous les 2 ans pour les hommes et les femmes (dépistage du cancer colorectal).

 


A lire également
 

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Source des informations :  INCa ; futura-sciences ; et extraits de : "La prise en charge du cancer de l'estomac " de HAS et INCa. ______________________________________________________________________

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