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Cancer et solitude - Stop au cancer
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Publié par Hervé TISSIER

Cancer et solitude

Nombreuses sont celles et ceux, qui font le très amer constat, de voir bon nombre de leurs proches s’éloigner et pour certains jusqu’à disparaitre, dès que le cancer est annoncé à l’entourage. Comme si la maladie ne suffisait pas ou comme si vous étiez coupable d’être malade voire contagieux, la désertification et l’éloignement de l’entourage allant parfois jusqu’à l’isolement complet, ne sont malheureusement pas des cas très rares.

… Pas de méprise, je ne vais pas me risquer à apporter un jugement ou à énumérer les différentes raisons, qui poussent les personnes à faire le choix de la rupture, avec le malade. J’imagine que leur raison aussi justifier soit-elle ou pas, est pour ces personnes un motif tout à fait louable.

Les témoignages que l’on peut lire ici ou là, mais aussi les personnes avec qui j’évoque ce sujet l’ont pour beaucoup vécue et dans tous leurs cercles de connaissances. Qu’il soit professionnel pour commencer. Bien évidemment l’arrêt de travail contribue pour beaucoup à cette rupture sociale mais pas seulement. Nous avons tous des collègues avec qui les relations sont plus que professionnelles. Pour autant les habituelles invitations aux parties barbecues à l’arrivée des beaux jours deviennent plus que rares pour ne pas dire inexistantes. Et il en est également ainsi pour les amis hors cadre professionnel. Et là ce n’est pas l’arrêt de travail qui pénalise, au contraire, votre disponibilité est hélas plus grande, du moins quand l’état de santé le permet… Et puis il y a la famille la plus proche conjoint, parent, enfant, celle avec qui vous partagez le quotidien et puis la famille en général. Et là aussi les témoignages affluent. Beaucoup de femmes et quelques hommes, racontent leur solitude, la disparition des proches, la rupture du couple pendant ou après le parcours médical. Il est vrai que l’annonce est un choc, un bouleversement y compris dans le proche entourage et notamment pour le conjoint et les enfants. Voir souffrir et changer physiquement la personne qu’on aime sont très dur et douloureux à vivre. Certains enfants en veulent même à leur parent d’être malades. Très certainement une réaction de rejet de la maladie de sa maman ou de son papa…d’où la nécessité à se faire accompagner par les professionnels qui vous suivent y compris les psychologues ainsi que pour les proches.

Le soutien est indispensable à tous les stades de la maladie et même après. La dépression est très courante et peut s’installer à tout moment, y compris à la reprise de l’activité professionnelle. Le retour à l’emploi s’il est une phase importante pour l’équilibre et la reconstruction de la personne il est extrêmement délicat et nécessite un soutien et accompagnement. Il en est de même dans la vie de tous les jours. Une personne qui se sent soutenue, comprise mais aussi respectée donc avec un statut autre que celui d’un simple « cancéreux » aura un parcours et une suite de parcours avec des chances d’être bien moins chaotique que celui d’une personne isolée, non soutenue, et sans lien social et affectif, le tout dans un état dépressif conduisant certains d’entre eux à se poser la question : « pourquoi se soigner dans ces conditions ? » Certains n’y trouvant pas de réponse y renoncent…

Au-delà de l’aspect personnel cela pose la question troublante de la place non pas du cancer mais du « cancéreux » dans notre société.

Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle et de trouver des paradoxes, avec une enquête récemment publiée et que j’ai également commenté dans un précédent article et intitulé « Cancer recherche et condition de vie des malades », comme quoi les Français sont plutôt optimistes face à la lutte contre le cancer et que celui-ci ne signifie plus une issus fatale…

Etre vivant physiquement, parfois en survie psychologique, mais mort socialement quel est l’intérêt ?

 

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Bernadette poujois 31/05/2013 23:18

Bonsoir cher Hervé et bonsoir à tous ...

Merci Hervé pour cet article sur "LA SOLITUDE" qui me touche vraiment de près !! dans votre sujet, je me retrouve , j'ai subi et subi encore tout ce que vous énumérerez !!

Depuis mon 1er cancer en 2005, comme vous l'avez si bien dit,comme sil ne suffisait qu'on est un cancer , on se retrouve jeté "hors de notre vie professionnelle" alors qu'à un moment donné, après les traitements lourds, on aurait plutôt besoin de se sentir utile, de savoir qu'on peut ENCORE travailler et donner le meilleur de nous mêmes, comme vous le dites mon cher Hervé les cancéreux ne sont pas contagieux mais je vais finir par le croire !!!

D'un autre côté concernant les collègues en dehors du travail, les amis proches, je ne sais pas si leur motif de rupture avec nous sont louables et vous me permettrez d'en douter.. On ne demande pas grand chose ne serait -ce qu'une visite, un coup de téléphone !! on attend mais en vain !! Comme si d'avoir un cancer ne nous punissait pas assez !!

Quand à la famille proche, je me sens hélas aussi "concernée" car mon couple depuis 8 ans n'est plus un couple comme on l'entend.. Mon mari a fait l'autruche lors de mon 1 er cancer et rien n'a arrangé cette situation lors de mon 2 ème cancer !! Oh bien sûr mon mari est encore là et nous vivons sous le même toit mais j'appelle ça la COHABITATION mais les sentiments qu'il avait pour moi n'existent plus à ce jour ... S'en est suivie une dépression qui ne me lâche pas !! Un sentiment pour moi , de ne plus être personne, de ne plus exister !!
Je ne sais pas si je tiendrai longtemps encore comme ça .. mais comme vous l'avez si bien décrit, la maladie n'est pas qu'une maladie .. même si on a vaincu ce crabe comme je l'ai fait à 2 reprises le cancer nous prend TOUT !!

J'ai tout perdu, mon travail, mes amies (is), mon couple et que sais-je encore !!!

Je tiens à vous remercier mon cher Hervé pour votre article qui en dit long sur la solitude mais qui est comme toujours avec vous, fait avec des mots dans lesquels on se retrouve, vous sentez les choses que l'on ressent... MERCI Hervé ., merci de nous comprendre !!.

Etre vivant physiquement, parfois en survie psychologique, mais mort socialement quel est
l’intérêt ? je cherche la réponse à cette question depuis très longtemps mais je crois que je ne trouverais jamais de réponse ...

Amicalement,

Bernadette

Gerrand 11/03/2014 22:34

Bonsoir Bernadette, Hervé et vous tous


Depuis mon cancer 2010, les différents éléments de mon paysage familial, social, professionnel ...se sont petit à petit volatilisés.
Au début, je ne comprenais pas trop ces éloignements ( le téléphone qui sonnait de moins en moins, la sonnerie de la porte qui elle aussi retentissait de moins en moins... )

Et puis petit à petit, lors de rencontres fortuites, j'avais droit à des remarques curieuses ( T'es mal soignée, tu devrais changer de psy !!!...) Et puis, crescendo, crescendo, CRESCENDO... T'es malade, tu fais peur à tout le monde, tout le monde le dit "t'es folle!!!" "Ta place est dans un asile!!!"....

Aujourd'hui, 4 ans plus tard, en "rémission" d'un cancer poumon , à la veille du grand contrôle médical,
mes soeurs m'évitent (changent de trottoir si besoin est),
mon conjoint ( qui avait demandé le mariage juste après l'annonce du cancer), après m'avoir mené une vie insoutenable, est enfin parti mais ne cesse de me harceler financièrement

ma fille, aujourd'hui à la veille de ses 18 ans, préfèrent vivre chez son père depuis début janvier 2014 parce que je n'ai pas assez de force psychologique et parce que je ne vois personne (en fait, plus personne ne vient me voir...)

Tout le monde m'a fui.
Je suis SEULE ds ma détresse physique et psychologique, complètement SEULE

POURQUOI ? POURQUOI ?
Je cotoyais des personnes qui prétendaient défendre de nobles valeurs : l'entraide, le soutien, l'égalité, la justice, la mutualisation tant morale que financière et PATATI PATATA....

Je ne sais que dire, que penser de cette violence insidieuse

Aurais-je la force de combattre plus longtemps ? SEULE, ARCHI SEULE contre vents et marées !!!

Merci de m'avoir lue


Très amicalement

Christine