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Le cancer de l'endomètre - Stop au cancer
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Publié par Hervé TISSIER

Le cancer de l'endomètre

Le rôle de l'endomètre :

 

L'endomètre - ou muqueuse utérine - est une paroi interne de l'utérus. Au cours de chaque cycle menstruel, l'endomètre s'épaissit pour se préparer à l'implantation d'un ovule fécondé. En l'absence de fécondation, la couche superficielle de l'endomètre desquame, ce qui provoque les règles.

 

 

 

 

Le cancer de l'endomètre

 

Un cancer de l’endomètre est une maladie des cellules de l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus.

 

Ce cancer se développe à partir d’une cellule initialement normale, qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, pour former une masse appelée tumeur maligne. Avec le temps et si aucun traitement n’est effectué, la tumeur se développe et peut s’étendre vers des tissus ou organes voisins. Des cellules cancéreuses peuvent s’en détacher et migrer vers d’autres tissus ou organes où elles forment de nouvelles tumeurs, appelées métastases.

 

 

 

Les principaux facteurs, susceptibles d’augmenter le risque de cancer de l’endomètre, sont l’obésité, le diabète ou un traitement par tamoxifène*. Dans de rares cas, le cancer de l’endomètre est lié à une prédisposition génétique qui nécessite une prise en charge spécifique.


Avec plus de 6 500 nouveaux cas estimés en 2010, le cancer de l’endomètre est le 5e cancer féminin. Il survient le plus souvent après la ménopause. L’âge moyen des femmes, au moment du diagnostic, est de 68 ans. On en guérit, dans un grand nombre de cas, notamment quand il est diagnostiqué tôt.

 

Le diagnostic et le choix de vos traitements

 

Comment est fait le diagnostic ? 

 

Le bilan comprend un examen clinique* (incluant un examen gynécologique) et une échographie pelvienne*.

 

Le diagnostic du cancer est établi par l’examen anatomopathologique* d’un échantillon de tissu prélevé par biopsie*.

 

Une IRM pelvienne* est ensuite réalisée afin d’évaluer l’extension de la tumeur. Selon les besoins, d’autres examens peuvent être prescrits.

 

Ces examens permettent de proposer un traitement adapté à votre situation, selon le type de cancer, son degré d’extension (le stade), son degré d’agressivité (le grade), votre état général et les éventuelles contre-indications aux traitements.

 

 

Comment est fait le choix de vos traitements ?

 

Le choix ne repose pas sur l’avis d’un seul médecin. Des médecins de spécialités différentes se réunissent lors d’une réunion, appelée « Réunion de concertation pluridisciplinaire* » (RCP). Compte tenu de votre situation, et en s’appuyant sur des référentiels de bonne pratique*, ils élaborent une proposition de traitement.

 

Celle-ci vous est ensuite expliquée, au cours d’une consultation du dispositif d’annonce*, par le médecin qui vous prend en charge pour votre cancer. Elle doit tenir compte de votre avis et faire l’objet de votre accord.

 

Un programme personnalisé de soins* (PPS) vous est alors remis. Il est également adressé à votre médecin traitant*.

 

Il peut aussi vous être proposé de participer à un essai clinique*.

 

 

Quels sont les professionnels de santé qui vous prennent en charge ?

 

Vous êtes prise en charge dans un établissement qui dispose d’une autorisation de traiter les cancers gynécologiques (liste des établissements autorisés de votre région disponible sur www.e-cancer.fr).

 

Une équipe spécialisée rassemble toutes les compétences nécessaires. Elle travaille en lien régulier avec votre médecin traitant (un médecin généraliste le plus souvent).

 

Selon votre situation, plusieurs professionnels peuvent être impliqués :


gynécologue, chirurgien, oncologue* médical et radiothérapeute, pathologiste*, anesthésiste, infirmier, psychologue, assistante sociale, etc.

 

 

Les traitements du cancer de l'endomètre

 


À quoi servent les traitements proposés ?

Selon les cas, les traitements proposés ont pour buts : 

  •  de guérir du cancer en cherchant à détruire la tumeur et les autres cellules cancéreuses éventuellement présentes dans le corps
     
  • de contenir l’évolution de la maladie.
     
  • de traiter les symptômes, afin de vous assurer la meilleure qualité de vie
    possible.


 

 

Quels sont les traitements disponibles ?


La chirurgie est le traitement de référence d’un cancer de l’endomètre. L’intervention consiste le plus souvent à enlever l’utérus, le col de l’utérus, les trompes utérines et les ovaires. Le chirurgien opère soit sous coelioscopie*, soit par voie vaginale, soit après avoir pratiqué une laparotomie*.

 

La chirurgie peut être complétée par une radiothérapie, en vue de réduire le risque de récidive locale. La radiothérapie utilise des rayons pour détruire localement les cellules cancéreuses. Il peut s’agir d’une radiothérapie externe*, ciblée sur la zone atteinte et/ou interne, par curiethérapie à haut débit de dose*.

 

Une chimiothérapie est parfois proposée avant ou après la radiothérapie. Elle utilise des médicaments anticancéreux, administrés par voie intraveineuse, qui agissent dans l’ensemble du corps sur toutes les cellules cancéreuses, y compris celles qui ne sont pas repérables par les examens. Elle peut nécessiter la pose d’une chambre implantable*.

 

Pour un cancer présentant des métastases, une hormonothérapie peut, dans certains cas, être proposée. Elle utilise des médicaments qui ont pour objectif de contenir l’évolution de la maladie, en bloquant la production des hormones féminines qui favorisent son développement.

 

Les effets indésirables* diffèrent en fonction des traitements. Ils vous sont expliqués par le médecin qui vous suit et s’assure de leur prise en charge. Il est important que vous les signaliez à l’équipe soignante.

 

 

Les soins de support


D’autres soins et soutiens complémentaires peuvent être mis en oeuvre pour faire face aux conséquences de la maladie et de ses traitements : douleur, fatigue, problèmes liés à la sexualité, besoin de soutien psychologique, problèmes sociaux, etc.


Ces soins, appelés soins de support, sont assurés par différents professionnels :

 

médecin spécialiste de la douleur, kinésithérapeute, assistante sociale, etc. Ils exercent, selon les cas, au sein d’un établissement de santé (hospitalisation traditionnelle ou à domicile), en consultation de ville, dans le cadre d’un réseau de santé, d’une association de patients.



Le suivi après les traitements

 

 

Pourquoi un suivi ?

Un suivi vous est proposé pour :

  • détecter et traiter d’éventuels effets indésirables tardifs
     
  • détecter le plus tôt possible les signes d’une éventuelle récidive ou d’un
    second cancer.

     
  • vous accompagner afin de vous aider à retrouver, si besoin, un équilibre
    psychologique, relationnel et professionnel.

     

 

En quoi consiste le suivi de la maladie ?

 

Le suivi dépend du stade auquel votre cancer est détecté et des traitements que vous avez reçus.

 

Il peut être assuré par votre médecin traitant ou votre gynécologue, en alternance les premières années avec l’équipe spécialisée en charge des traitements.

 

Il repose sur des consultations médicales régulières, incluant un examen gynécologique. À titre indicatif, le rythme peut être le suivant :

 

  • tous les 4 à 6 mois dans les 3 à 5 premières années
     
  • une fois par an ensuite.


Votre médecin adapte ce rythme et la durée du suivi à votre situation. Il vous indique également les signes qui doivent vous amener à consulter, en dehors des rendez-vous programmés (saignements gynécologiques et douleurs notamment).

 

 

Le suivi général

 

Ce suivi du cancer s’inscrit dans un suivi médical global, notamment cardiovasculaire, incluant le cas échéant la prise en charge de l’obésité ou du diabète, facteurs de risques du cancer de l’endomètre.

En outre, les recommandations habituelles de dépistage s’appliquent aux femmes âgées de 50 à 74 ans, avec la réalisation tous les 2 ans :

 

  • d’une mammographie (dépistage du cancer du sein)
     
  • d’un test de recherche de sang dans les selles (dépistage du cancer colorectal).


 

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Source des informations :  INCa ; Futura santé et extraits de : "La prise en charge du cancer de l''endomètre " de HAS et INCa. ______________________________________________________________________

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