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Le cancer de la vessie - Stop au cancer
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Publié par Hervé TISSIER

Le cancer de la vessie

Le rôle de la vessie :
 

Elle appartient au système urinaire et reçoit l’urine fabriquée par les reins et transmise par l’uretère. Elle y est stockée avant d’être évacuée par l’urètre au cours d’un procéssus appelé « la miction ».La vessie est une poche (organe creux) entourée de 3 couches de muscles lisses :

  • la couche plexiforme
  • la couche circulaire
  • la couche longitudinale.
L’ensemble est appelé détrusor

L’intérieur de la vessie est tapissé d’une couche d’épithélium : l’urothélium. Sa taille varie en fonction de notre morphologie et sa contenance va de 400 à 700 millilitres.

 

Le cancer de la vessie

 

La vessie sert de réservoir à l’urine qui vient des reins et est ensuite éliminée en urinant. Un cancer de la vessie est une maladie des cellules qui tapissent cet organe. Une cellule initialement normale se transforme et se multiplie de façon anarchique pour former une tumeur maligne. Avec le temps et en l’absence de traitement, la tumeur atteint le muscle de la paroi de la vessie puis s’étend aux organes  voisins. Des cellules cancéreuses peuvent se détacher de la tumeur primitive et migrer vers d’autres organes ou tissus, formant de nouvelles tumeurs appelées métastases.

Avec plus de 10 700 cas estimés en France en 2010, le cancer de la vessie est le 7e cancer le plus fréquent. Il touche des hommes dans plus de 8 cas sur 10. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 70 ans.

Les principaux facteurs favorisant ce cancer sont le tabagisme et, dans le cadre d’une activité professionnelle, même ancienne, l’exposition à certains produits toxiques (goudrons et huiles de houille, amines aromatiques, etc.).

 

Le diagnostic et le choix de vos traitements

 

Comment est fait le diagnostic ?
Le bilan comprend un examen clinique*, une échographie* de l’appareil urinaire, une cytologie urinaire* et une cystoscopie*.

Le diagnostic du cancer est établi par l’examen anatomopathologique* des lésions suspectes prélevées au cours d’une opération chirurgicale appelée résection transurétrale de la vessie*.

Un scanner* de l’appareil urinaire est réalisé pour y rechercher d’autres tumeurs éventuelles. Selon les besoins, d’autres examens (scanner du thorax, de l’abdomen et du pelvis*) peuvent être  nécessaires pour évaluer l’extension de la maladie. Ils ne sont pas systématiques. Si besoin, votre dépendance au tabac est évaluée afin de vous aider à arrêter.

 

À quoi servent ces examens ?
Ces examens permettent de vous proposer un traitement adapté à votre situation, selon l’extension de la maladie (tumeur infiltrant ou non le muscle de la vessie, présence ou non de métastases), son degré d’agressivité (le grade), votre état général et les éventuelles contre-indications aux traitements.

 

Comment est fait le choix de vos traitements ?
Des médecins de spécialités différentes se réunissent lors d’une réunion appelée réunion de concertation pluridisciplinaire* (RCP). Compte tenu de votre situation et en s’appuyant sur des référentiels de bonne pratique*, ils élaborent une proposition de traitement. Celle-ci vous est ensuite expliquée, au cours d’une consultation du dispositif d’annonce*, par le médecin qui vous prend en charge pour votre cancer. Elle tient compte de votre avis et doit faire l’objet de votre accord. Un programme personnalisé de soins* (PPS) vous est alors remis et est envoyé à votre médecin traitant. Il peut aussi vous être proposé à cette occasion de participer à un essai clinique*.

 

Quels sont les professionnels de santé qui vous prennent en charge ?

Vous êtes pris en charge par une équipe spécialisée dans un établissement qui dispose d’une autorisation de traiter les cancers urologiques (liste des établissements autorisés de votre région disponible sur www.e-cancer.fr). Cette équipe rassemble toutes les compétences nécessaires. Elle travaille en lien régulier avec votre médecin traitant (un médecin généraliste le plus souvent). Selon votre situation, plusieurs professionnels peuvent être impliqués : urologue*, oncologue* médical, oncologue radiothérapeute, pathologiste*, anesthésiste, infirmiers, psychologue, assistante sociale, etc.

 

Cancers d’origine professionnelle
Une exposition professionnelle doit être systématiquement recherchée. Le cas échéant, le médecin qui pose le diagnostic doit rédiger un certificat médical initial. Il sera joint au formulaire de déclaration de maladie professionnelle* qu’il vous revient de compléter. Ces éléments sont à envoyer à votre caisse d’assurance maladie. La reconnaissance en maladie professionnelle ouvre des droits spécifiques.
 

 

Les traitements du cancer de la vessie

 


À quoi servent les traitements proposés ?
Selon les cas, les traitements proposés peuvent avoir pour buts :

  • de guérir du cancer en cherchant à détruire la tumeur et les autres cellules cancéreuses éventuellement présentes dans le corps
  • de contenir l’évolution de la maladie si elle ne peut être éliminée
  • de traiter les symptômes pour assurer la meilleure qualité de vie possible.

 

Quels sont les traitements disponibles ?
Tumeurs de la vessie non infiltrantes du muscle (70 à 80 % des cas)

La résection transurétrale réalisée pour le diagnostic est aussi le premier temps du traitement. C’est une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie qui permet d’enlever la tumeur en passant par l’urètre*, et donc de conserver la vessie. Elle est complétée, immédiatement après, d’une instillation de mitomycine C dans la vessie à l’aide d’une sonde urinaire. L’équipe médicale vous explique les précautions d’utilisation de la mitomycine C.

Dans certains cas, des instillations de mitomycine C (médicament de chimiothérapie) ou de BCG (bacille de Calmette et Guérin, médicament d’immunothérapie*) sont répétées régulièrement sur plusieurs semaines. Leur objectif est de réduire le risque de récidive.

Tumeurs de la vessie infiltrantes du muscle (20 à 30 % des cas)

Le traitement repose principalement sur la cystectomie totale : outre l’ablation de la vessie, des ganglions* voisins et, parfois, de l’urètre*, cette intervention chirurgicale inclut l’ablation de la prostate et des vésicules séminales* chez l’homme, et celle de l’utérus chez la femme. La continuité urinaire peut être rétablie par différentes techniques (néovessie*, stomie urinaire*, etc.). Elles vous sont expliquées au préalable et l’équipe médicale vous en apprendra le fonctionnement. Une chimiothérapie* complète parfois l’intervention chirurgicale. Dans certains cas, la réalisation simultanée d’une radiothérapie* et d’une chimiothérapie remplace la chirurgie.

En cas de tumeur avec des métastases, une chimiothérapie à base de cisplatine est proposée.

Tous les traitements utilisés peuvent avoir des effets indésirables* (douleur et troubles urinaires ou dysfonction sexuelle par exemple). Ils vous sont expliqués par le médecin qui vous suit et qui s’assure de leur prise en charge.

Infiltrante ou non-infiltrante ?

Les tumeurs de vessie étaient classées en tumeurs superficielles et infiltrantes. Pour lever les ambiguïtés de cette classification, on parle maintenant de

  • Tumeurs de la vessie sans infiltration du muscle de la vessie = TVNIM

  • Tumeurs de la vessie avec infiltration musculaire = TVIM

 


Les TVNIM
Les tumeurs de vessie non infiltrantes du muscle (TVNIM) sont des tumeurs superficielles, pTa, pTis (tumeur plane) ou pT1 qui se développent à partir de la muqueuse de la paroi vésicale.

Elles représentent de 75 à 85 % des tumeurs vésicales et ne touchent que la muqueuse vésicale ou urothélium et pas le muscle. Dans environ 70 % des cas ce sont des tumeurs pTa, dans 20 % des cas des pT1 et dans 10 % des cas des tumeurs planes, pTis.

Elles peuvent récidiver dans plus de 50 % des cas mais ne deviennent infiltrantes (pT2 à pT4) que dans moins de 20 % des cas.

Les TVIM
Les tumeurs de la vessie infiltrant le muscle (TVIM), pT2a/T2b  et pT3 représentent 20 % des cas. Les tumeurs pT4 ne comptent que pour 10 % des cas diagnostiqués.
Elles touchent les couches profondes du tissu de la vessie et elles peuvent envahir la graisse et/ou les organes voisins.
Elles sont plus dangereuses que les tumeurs superficielles car elles métastasent plus souvent et plus précocement.
Cette distinction fondamentale est illustrée par le schéma ci-dessus.

 

Les soins de support
Pour faire face aux conséquences de la maladie et de ses traitements -douleur, fatigue, troubles urinaires, dysfonction sexuelle, besoin de soutien psychologique, problèmes sociaux, etc.-, des soins et soutiens complémentaires peuvent être mis en oeuvre.

Ces soins, appelés soins de support, sont assurés au sein de l’établissement de santé dans lequel vous êtes suivi, en ville ou dans le cadre d’un réseau de santé, par différents professionnels (médecin spécialiste de la douleur, tabacologue*, psychologue, assistante sociale, stomathérapeute*, etc.).



Le suivi du cancer de la vessie après les traitements

 

 

Pourquoi un suivi ?
Un suivi vous est proposé pour :

  • détecter et traiter d’éventuels effets indésirables tardifs
  • détecter le plus tôt possible les signes d’une éventuelle rechute
  • faciliter si nécessaire votre réinsertion sociale et professionnelle
  • vous accompagner si besoin à l’arrêt du tabac.
     

En quoi consiste le suivi ?
Le suivi dépend du stade auquel votre cancer a été diagnostiqué et des traitements que vous avez reçus. Il dure au minimum 5 ans.

Il repose sur des consultations régulières :

  • à 3, 6 et 12 mois la première année
  • 1 ou 2 fois par an ensuite.

Les consultations sont complétées selon les cas par des examens tels que cystoscopie*, cytologie urinaire*, scanner* de l’appareil urinaire.

Ces examens et leur rythme sont adaptés à votre situation.

Votre médecin vous indique également les signes qui doivent vous amener à consulter en dehors des rendez-vous programmés (présence de sang dans les urines notamment).

Les différents médecins participant à la surveillance (médecin traitant et équipe spécialisée ayant réalisé le traitement notamment) se tiennent mutuellement informés.

 

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Source des informations : fondation Arc ; INCa ; InfoCancer; Arcagy et extraits de :"La prise en charge du cancer de la vessie" de HAS et INCa. ______________________________________________________________________

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