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Les causes du cancer : une hiérarchie des risques encore trop souvent mal perçue par la population - Stop au cancer
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Publié par Hervé TISSIER

Les causes du cancer : une hiérarchie des risques encore trop souvent mal perçue par la population

Si les Français s’estiment bien informés sur les causes du cancer, leur perception de l’importance des différents facteurs dans la survenue de la maladie est souvent bien éloignée des connaissances scientifiques. Les risques majeurs sont supplantés par des risques qui sont certes au coeur des préoccupations actuelles de la population, mais dont l’impact sur la survenue d’un cancer est moindre, ou pas encore scientifiquement validé.

Comme le souligne le Dr Catherine Hill dans un récent article du Bulletin Ethique et cancer(1) : «ces facteurs de risque fantasmés occultent les facteurs de risques avérés comme l’alcool ou le tabac, alors que :
 

  • le tabac est la cause de 1 décès par cancer sur 4 en France
     
  • l’alcool la cause de 1 décès par cancer sur 15
     
  • l’ensemble des infections la cause de 1 décès par cancer sur 25
     
  • les expositions professionnelles la cause de 1 décès par cancer sur 40
     
  • l’obésité ou le surpoids d’une part et l’inactivité physique d’autre part la cause
    chacun de 1 décès par cancer sur 60

     
  • le traitement hormonal de la ménopause, l’exposition au soleil et la pollution
    sont des causes encore moins importantes mais non négligeables.


Comme le soulignaient la directrice générale de l’Inpes, Than Le Luong, et la présidente de l’INCa, le professeur Agnès Buzyn, lors de la présentation des résultats du Baromètre cancer 2010, la multitude des informations délivrées sur les risques de cancer peut donner à la population «l’impression d’être submergée. Le fait de tout mettre au même niveau entraîne une mise à distance des risques réels. Confrontés à la multiplication des facteurs de risque, les Français ont le plus grand mal à les hiérarchiser et tendent à s’enfermer dans une attitude de déni»(2).

Le développement d’Internet et la multitude des informations qui y sont diffusées ont probablement accentué ces difficultés à hiérarchiser l’information.


L’enquête «Prévention et image des facteurs de risque du cancer auprès du grand public»(3), illustre bien cette difficulté. Elle révèle une vision fataliste du cancer associée à une attitude résignée, liée au sentiment de ne pas maîtriser les risques et de ne pas en comprendre le poids réel :
 

  • Globalement, pour les Français, les facteurs environnementaux, héréditaires
    et comportementaux se valent.

     
  • 7 Français sur 10 ne font rien pour se prémunir de cette maladie.
     
  • L’action individuelle n’est pas perçue comme un levier efficace pour éviter
    la maladie :
    • 73 % des personnes interrogées pensent qu’elles ne maîtrisent pas tous
      les risques liés au cancer
    • 52 % pensent avoir de fortes chances de développer un cancer quels
      que soient leurs comportements.

       
  • Parmi les personnes qui ne mettent pas en place d’actions de prévention,
    75 % pensent qu’elles peuvent développer un cancer même s’ils font des efforts.


Certaines personnes, incapables de faire le tri dans les messages diffusés vont alors utiliser l’information pour modeler leurs propres croyances. C’est ainsi que de nombreuses idées fausses, qui relativisent notamment les dangers du tabac ou de l’alcool sur la santé, sont encore largement répandues(4), par exemple :

 

  • 7 personnes sur 10 pensent que «faire du sport permet de se nettoyer
    les poumons».

     
  • Près de 7 personnes sur 10 pensent que «respirer l’air des villes est aussi
    mauvais pour la santé que fumer des cigarettes».

     
  • Près de 9 personnes sur 10 estiment que «le principal risque avec l’alcool,
    ce sont les accidents de la route et la violence».

     
  • Plus de 7 sur 10 jugent que «boire des sodas ou manger des hamburgers
    est aussi mauvais pour la santé que boire de l’alcool».

     
  • Plus de 1 personne sur 2 estime que «aujourd’hui, la pollution provoque plus
    de cancers que l’alcool».

     
  • 1 personne sur 6 pense encore que les coups de soleil préparent la peau
    au bronzage.


Pour le Dr Catherine Hill, «Face à des informations confuses, contradictoires, non hiérarchisées, voire complètement infondées, la population peut opter pour des stratégies individuelles de prévention aux conséquences catastrophiques : ainsi parce qu’ils font de l’exercice physique, mangent 5 fruits et légumes par jour ou mangent bio, certains pensent que leur risque de cancer est réduit et en déduisent qu’ils peuvent continuer à fumer. Ceci reflète une ignorance profonde de la hiérarchie des risques.»

 

_______________________________________

(1) HILL C, Communiquer sur les risques de cancer en France est une nécessité, Bulletin Ethique et cancer n°12, mars 2013, disponible en ligne sur le site www.ethique-cancer.net
(2) Les Français face au cancer : l’indéniable déni des facteurs de risque, 21 juin 2012, Impact Médecine.
(3) Sondage IPSOS pour la Fondation ARC, réalisé le 17 décembre 2012 sur un échantillon représentatif de la
population française de 1 022 personnes de 15 ans de plus.

(4) Baromètre cancer 2010.

 


Extrait choisi du  rapport 2012 de l’Observatoire sociétal des cancers,
Les Français et les causes du cancer : encore beaucoup trop d’idées fausses - page 100


 
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